Caribou, Zoo sauvage de Saint-Félicien, Saguenay–Lac-Saint-Jean © TQ/J.-F. Hamelin

L'observation de la faune

De l’orignal au rorqual à bosse, de la bernache du Canada au grand héron, tout près de 650 espèces animales (vertébrées), dont 90 espèces de mammifères et 300 d’oiseaux, vivent sur ce domaine soigneusement préservé qu’est le Québec. Plusieurs de ces espèces peuvent être observées à l’état sauvage, au hasard d’une promenade dans la nature. C’est le cas des oiseaux migrateurs, des mammifères terrestres tels les cervidés (cerf de Virginie, orignal, caribou), les ours et les castors, et des mammifères marins, comme les baleines, qui abondent dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Les curieux voudront observer la montaison des saumons de l’Atlantique dans les passes migratoires et, avec un peu de chance et de patience, le « roulement » du capelan sur les plages de sable de l’estuaire du Saint-Laurent, au printemps.

Les baleines

Le Québec est l'un des rares endroits du monde où il est possible de voir une si grande variété de cétacés : 13 espèces au total. Ils y sont attirés par les importantes réserves de nourriture et la profondeur du fleuve Saint-Laurent. Le plus imposant animal de notre planète, le rorqual bleu, fréquente ses eaux, de même que le rorqual commun, le petit rorqual et le rorqual à bosse.

En plus de ces géants, il est possible d’apercevoir des marsouins communs, des dauphins et des bélugas, ces petites baleines blanches menacées qui vivent dans le Saint-Laurent toute l'année.

Phoques en vue

En plus des grands cétacés, vous pouvez observer des phoques dans l'estuaire et le golfe, à partir de la rive ou au cours d’une excursion en bateau ou d’une randonnée en kayak de mer. Vers la fin de l'hiver, des phoques arrivent du Groenland et s'installent par centaines de milliers sur la banquise au large des Îles-de-la-Madeleine pour mettre bas et élever leur progéniture. Des excursions sont organisées pour observer ce phénomène hors du commun.

Rorqual, fleuve Saint-Laurent © TQ/Gremm

Des centaines de milliers d’oies des neiges font escale deux fois l'an le long du Saint-Laurent. Véritable fête des sens, leurs immenses attroupements font ondoyer le rivage comme une marée vivante, emplissant l’air d’un vacarme étourdissant. Et quand ces pèlerins des cieux prennent leur envol, c’est le cœur qui se met à vibrer à la vue de leur gracieux ballet aérien!

Migration d’automne

C’est au cours du mois d’octobre que les oies des neiges – couramment appelées oies blanches – viennent prendre des forces le long de l’estuaire du Saint-Laurent avant de poursuivre leur voyage qui les mènera du Grand Nord vers la côte Atlantique, un périple de 8000 km. Elles se nourrissent sur les rives boueuses du fleuve pendant environ trois semaines. Les concentrations les plus impressionnantes s’observent généralement à la mi-octobre à Cap-Tourmente, à 60 km de Québec. Les oies se retrouvent également en grand nombre à Montmagny, où a lieu en octobre le Festival de l’oie blanche.

Migration printanière

Refaisant au printemps le chemin inverse, les oies reviennent du littoral atlantique dans les dernières semaines de mars pour en repartir avant la fin de mai. De nombreuses autres espèces – bernaches, canards, rapaces – les rejoignent dans leur halte québécoise. Baie-du-Febvre, sur la rive sud du lac Saint-Pierre entre Montréal et Québec, accueille d’importantes colonies d’oies. Le parc national de Plaisance, sur la rivière des Outaouais, est pour sa part l’hôte de dizaines de milliers d’outardes, ou bernaches du Canada.

Oies des neiges © TQ/M.- A. Delisle
Macareux moine, Duplessis © TQ/J. Schell
Fous de Bassan, Gaspésie © TQ/C. Savard

La forêt québécoise est l’habitat de grands mammifères tels le cerf de Virginie, l’orignal, le caribou et l’ours noir. Bien sûr, elle abrite de plus petits animaux comme le castor, le renard, le porc-épic et le raton-laveur, le tamia et l’écureuil roux, qui se laissent aisément observer. Prêtez aussi l’oreille au chant du plongeon-huard ou du hurlement du loup : en promenade en forêt, soyez toujours aux aguets!

Le cerf de Virginie

Présent dans l’ensemble du Québec méridional, le cerf de Virginie, couramment appelé chevreuil,  apparaît volontiers au détour d’un sentier, à l’orée d’un bois ou même aux abords de certains villages, souvent à la tombée du jour. On le voit fréquemment aux portes mêmes de Montréal, au parc national des Îles-de-Boucherville. Mais c’est sur l'île d’Anticosti (Duplessis) qu’on le retrouve en plus grand nombre, avec plus de 160 000 individus.

L’orignal

L’orignal, le plus imposant des cervidés (de la famille de l’élan), est également très répandu. La réserve faunique de Matane (Gaspésie), qui possède la plus grande concentration d’orignaux au Québec, organise des safaris-photos à l’orignal.

Le caribou

La Baie-James et le Nunavik abritent d’imposants troupeaux de caribous (de la famille du renne) qui se déplacent au fil des saisons. Fait inusité, on peut observer quelques dizaines d’individus sur les hauts plateaux du parc national des Grands-Jardins (Charlevoix) et dans le parc national de la Gaspésie, où ils cohabitent exceptionnellement avec les cerfs et les orignaux.

L’ours noir

L’ours noir, le seul représentant de la famille des ours au Québec avec l'ours blanc (présent au Nunavik), fréquente la plupart des forêts québécoises. L’observation de cet omnivore, rigoureusement encadrée, est proposée dans la réserve faunique des Laurentides et à la Station touristique Duchesnay, près de Québec.

Le castor

Si les huttes et barrages qu’il construit sont facilement visibles, le castor reste un animal plutôt discret qu’on peut cependant rencontrer au cours d’une randonnée en canot ou en kayak. Plusieurs parcs nationaux, dont ceux d’Aiguebelle, de la Pointe-Taillon, de la Jacques-Cartier, de Forillon, d’Oka et de Plaisance, invitent les curieux à découvrir la vie de cet animal industrieux.

 

Ours noir, Saguenay–Lac-Saint-Jean © TQ/C. Savar
Huard à collier, réserve faunique Mastigouche © TQ/J. Fiset
Castor, Charlevoix © TQ/A. Quenneville