Parc national Kuururjuaq, Nunavik © OutPost

La chasse et la pêche

Pour les Québécois, héritiers d’une nature prodigue, la chasse et la pêche sont plus que de simples sports : ce sont des moyens privilégiés de retourner aux sources. Les pourvoiries proposent aux pêcheurs et aux chasseurs hébergement, matériel, guide et encadrement, favorisant la rencontre avec les grands cervidés, l’ours noir, la sauvagine, le petit gibier ou les poissons qui peuplent les forêts et les eaux de cet immense territoire.

Les zones de chasse et pêche

Le Québec est divisé en 29 zones de chasse et pêche. Il est à noter que la zone 25 est consacrée exclusivement à la pêche. Les chasseurs et pêcheurs doivent respecter en tout temps les règles s’appliquant aux territoires sur lesquels ils se trouvent.

Le Québec compte plus de 600 pourvoiries, entreprises spécialisées dans l’organisation de séjours de chasse et de pêche.

Le cerf de Virginie

La chasse au cerf se pratique généralement entre septembre et novembre, selon la zone et l’arme utilisée. La destination idéale est sans conteste l’île d’Anticosti (7940 km2), qui en compte un nombre impressionnant et qui attire des chasseurs de partout en Amérique du Nord et en Europe.

L’orignal

Le panache du plus grand cervidé de la planète peut atteindre 1,60 m d’envergure chez le mâle. La chasse se pratique l’automne (septembre-octobre) en groupe composé, selon la zone, de deux à quatre participants. La récolte permise est, toujours selon la zone, d’une bête pour deux, trois ou parfois quatre chasseurs. L’orignal est particulièrement répandu en Gaspésie.

Le caribou

Le Québec abrite deux grands troupeaux de caribous : celui de la rivière aux Feuilles et celui de la rivière George, qui sillonnent en colonnes dans leur migration les régions du Nunavik  et d’Eeyou Istchee Baie-James. Les non-résidents qui veulent chasser au nord du 52e parallèle doivent obligatoirement recourir aux services d’une pourvoirie.

Cerf de Virginie, île d'Anticosti © TQ/J. Schell
Caribou, Nunavik © TQ/H. Wittenborn
Orignal, Gaspésie © TQ/J.-P. Huard

L’ours noir, très répandu dans l’ensemble du territoire québécois, fait l’objet d’une chasse sportive printanière (mai-juin) ou automnale (septembre-octobre). Cette chasse singulière est notamment pratiquée sur des territoires soigneusement préparés par les pourvoyeurs qui y disposent des appâts afin d’attirer l’animal. Il s’agit donc d’une chasse à l’affût, à moins que ne se produise une rencontre imprévue et rare!

L’ours noir en bref

Excellent coureur, grimpeur et nageur, l’ours a comme particularité d’hiberner dans un abri qu’il a pris soin de chercher pendant l’automne, échappant ainsi à la lutte pour la survie que mènent la majorité des mammifères en hiver. Les mâles adultes, trapus et massifs, pèsent environ 80 kg, mais des spécimens de plus de 160 kg ont déjà été observés. La femelle est beaucoup plus petite et ne pèse en moyenne que 60 kg.

Ours noir, Laurentides © TQ/Gignac

Une grande variété les de canards barboteurs et plongeurs, dont le colvert et la sarcelle, occupent les lacs et rivières avant leur migration automnale. Ils sont chassés à partir de la terre ferme. En milieu forestier, on trouve des gélinottes et des tétras, volatiles réputés pour leur chair exquise, qui abondent près des lacs ou des ruisseaux, tout comme le lièvre, dont le pelage blanchit à l’approche des premières neiges. Dans le nord du Québec il est également possible de chasser le lagopède.

L’oie des neiges et l’outarde

Un nombre considérable d’oies des neiges séjournent sur les bords du fleuve Saint-Laurent, principalement entre Cap-Tourmente, Montmagny et le lac Saint-Pierre. On peut aussi y apercevoir des outardes, ou bernaches du Canada, tout aussi appréciées des chasseurs. La chasse de ces oiseaux, à l’affût à partir de caches, s’échelonne l’automne sur des périodes établies conformément aux règlements de chasse aux oiseaux migrateurs et la chasse printanière de l’oie des neiges est également permise, sous certaines conditions.

Bernache du Canada, réserve faunique Mastigouche, Mauricie © TQ/J. Fiset
Lièvre, Duplessis © TQ/C. Ritchie
Tétras du Canada, Gaspésie © TQ/J.-P. Huard

Le Québec a la chance de compter plus de 60 rivières où se pratique la pêche au saumon de l’Atlantique. Ces cours d’eau se trouvent principalement sur le littoral maritime du Saint-Laurent : Côte-Nord et Charlevoix, Gaspésie et Bas-Saint-Laurent. Elles sont gérées par des pourvoiries possédant des droits exclusifs, des réserves fauniques, qui comprennent 500 km de rivières à saumon, et une vingtaine de zones d’exploitation contrôlée, qui en totalisent près de 1300 km.

Le saumon en bref

Plusieurs pêcheurs affirment que la pêche au saumon (entre juin et août) est la seule pêche digne de ce nom. Le saumon de l’Atlantique, qui ne se pêche qu’à la mouche sur certaines des plus belles rivières du Québec, est une ressource protégée, contrôlée pour sa perpétuation et nécessite un permis spécifique.

Pêche au saumon, Petite rivière Cascapédia, Gaspésie © TQ/P. Laramée
Pêche à la mouche, rivière Saint-Jean, Gaspésie © TQ/ P. Laramée
Saumons, Duplessis © TQ/J. Schell

Le grand favori des pêcheurs sportifs du Québec, le doré jaune, se pêche pratiquement toute l’année. Également répandu, le brochet apporte beaucoup d’émotions aux pêcheurs qui le choisissent. L’achigan à petite bouche et l’achigan à grande bouche fréquentent les eaux des lacs et rivières à faible débit. Plusieurs autres espèces fréquentent les grands cours d’eau du Québec, tels l’esturgeon et le maskinongé.

Les salmonidés

Cousine du saumon de l’Atlantique, la ouananiche est une prise tout aussi combative. Privilégiant les eaux froides et claires, l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – abonde en Mauricie, notamment. Mieux adapté au milieu nordique, l’omble chevalier se trouve presque exclusivement dans le Grand Nord et fait les délices des Inuits. La truite arc-en-ciel, de même que la truite brune et la truite de mer, peuvent atteindre un poids très respectable et font aussi merveille dans l’assiette. Le touladi, vigoureux combattant des lacs, gagne les profondeurs au fur et à mesure que la température estivale se réchauffe.

Doré, Montérégie © TQ/P. Campeau