Tire sur la neige, La Cabane à Pierre, © Chaudière-Appalaches/J.Frenette

La cabane à sucre : une tradition printanière

Au Québec, deux événements marquent l’arrivée du printemps : l’éveil de la nature et une visite à la cabane à sucre.

Une expérience artisanale incontournable

Manger un copieux repas traditionnel dans un décor champêtre fait partie de ces traditions réjouissantes qui se perpétuent depuis la création de ces lieux propices aux rassemblements festifs. Car si la production de sirop d’érable justifie à elle seule cette escapade, s’y greffent souvent des activités d’animation, de la danse sur des airs folkloriques ainsi qu’un volet éducatif, avec une visite des installations. On y découvre le processus – ô combien odorant! – qui mène à la production du sirop d’érable, de la cueillette de l’eau d’érable jusqu’à la formation du sirop. Celui que l’on verse allègrement sur nos crêpes, sur nos gaufres ou sur notre pain doré, que l’on badigeonne sur nos viandes ou que l’on ajoute à plusieurs de nos recettes. Celui aussi que l’on exporte abondamment (le Québec génère 74 % de la production mondiale), pour le plus grand plaisir des Japonais et des Allemands, qui le considèrent comme un produit exotique!

Une tradition autochtone qui se poursuit

Si le processus de cueillette et de transport de l’eau d’érable s’est modernisé depuis que les Amérindiens entaillaient les érables à l’aide de leur tomahawk, le procédé de transformation n’est pas si loin de ses origines. Pour transformer par évaporation l’eau d’érable en sirop, des abris de bois ont éventuellement vu le jour afin de protéger le sirop et de minimiser les pertes de chaleur engendrées par la cuisson à ciel ouvert. C’est ainsi que, depuis le début du XIXe siècle, les cabanes à sucre font partie du paysage québécois.

À la cabane à sucre, La Cabane à Pierre © Chaudière-Appalaches/J.Frenette
Tire sur la neige, La Cabane à Pierre © Chaudière-Appalaches/J.Frenette

Si certaines cabanes à sucre ont conservé un cachet artisanal, d’autres se sont davantage commercialisées. Le sirop d’érable y est toujours omniprésent. Presque tous les plats servis en contiennent ou baignent dans le précieux liquide : le jambon, les fèves au lard, les saucisses, les œufs, les crêpes.

Et que dire de la tarte au sirop! Seules la soupe aux pois et les oreilles de crisse, ces croustilles de lard salé grillées ou frites, viennent contrebalancer cette abondance de sucre.

Sans compter la tire d’érable servie chaude sur de la neige fraîche, puis enroulée autour d’un bâtonnet que l’on prend plaisir à déguster en fin de repas… que l’on soit repu ou non!

Apportez un peu de la cabane avec vous

Pour prolonger l’expérience, pourquoi ne pas vous approvisionner en sirop d’érable et tous ses produits dérivés, tels que le beurre, le sucre, le caramel, le pain de sucre, la gelée, les bonbons ou encore les boissons alcoolisées à l’érable?

Consultez le répertoire des cabanes à sucre.

Cabane à sucre, Chaudière-Appalaches © TQ/M.Dupuis