Parc national des Monts-Valin © J.-F. Hamelin

Lexique québécois

Le Québec est riche en expressions colorées reliées à son histoire, où régionalismes, archaïsmes et québécismes se côtoient. En voici quelques-unes inspirées de l’hiver québécois.

Décodez les expressions

Attache ta tuque (ou Attache ta tuque avec de la broche)
Façon colorée de dire « Tiens-toi prêt, cramponne-toi ». Promesse d'émotions fortes. La version « avec de la broche » met davantage l’accent sur le fait que notre tuque (bonnet de laine) a intérêt à être bien attachée puisque tout peut arriver.

Avoir la « fale » (ou « phalle ») à l'air
Avoir le cou ou le haut de la poitrine non protégé par un vêtement (foulard, manteau ou chandail).

Avoir la guédille au nez (ou Les érables coulent)
Avoir le rhume, le nez qui coule.

Enfiler des pelures (ou S’habiller comme un oignon)
L’hiver, lorsqu’on va jouer dehors, on dit qu’il faut revêtir plusieurs couches de vêtements pour mieux conserver la chaleur et pour les retirer si on commence à avoir chaud.

Parc national de la Gaspésie © TQ/R. Ouellet
Parc national du Mont-Mégantic © TQ/J.-F. Hamelin

 

Faire à la mitaine
Faire à la main, sans aide mécanique ou technologique. Ne signifie pas « accomplir une tâche en utilisant des mitaines » (!), ces pièces de vêtement destinées à protéger les mains du froid qui séparent le pouce des autres doigts.

Se calmer le pompon
Respirer par le nez, calmer ses ardeurs. S’emploie en toute saison, bien que le pompon fasse référence à la boule de laine qui trône parfois au sommet d’une tuque.

Faire chauffer son char
Réchauffer la voiture en hiver, alors que « chauffer son char » signifie « conduire sa voiture » (et non la réchauffer).

Se tirer une bûche
Approcher une chaise pour s’asseoir. En plus de prendre ici la signification d’une chaise, la bûche peut aussi servir de bois de chauffage ou prendre la forme d’un gâteau (bûche de Noël).